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Thèse de doctorat

Une thèse, ce sont des années de recherches et d’analyses, dont la finalité est d’apporter une réponse au sujet choisi. La thèse en droit est soumise à un formalisme rédactionnel spécifique dont le futur doctorant doit prendre connaissance.

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Thèse définition

La recherche vise globalement à faire avancer la connaissance. Il est néanmoins difficile de se contenter de définir la recherche en droit comme une recherche portant sur le Droit. Une telle définition ne fait que repousser la question à celle de la définition de ce qu’est le Droit. Il est d’usage d’expliquer à des premières années que le Droit est un ensemble structuré de normes juridiques ayant force obligatoire dans une société donnée, à une époque donnée.

Pourquoi faire une thèse ?
En d’autres termes, que ferez-vous après la thèse ? Avez-vous pour projet de continuer dans
l’enseignement ? D’entrer à l’EFB pour devenir avocat ? De devenir juriste en entreprise ? De
passer un concours ? Etc.
La réponse à ces questions doit, d’une part, vous permettre de penser le contexte dans lequel
vous allez faire votre doctorat. Si vous avez l’intention d’embrasser une carrière universitaire,
il vous faudra, en parallèle de votre travail de thèse, enseigner et vous investir dans des projets
de recherches.

Si votre projet à long terme est plutôt d’exercer une profession juridique en
dehors de l’université, il sera préférable d’avoir un emploi en cabinet, en entreprise ou en
juridiction à temps partiel, d’exécuter des stages afin que la thèse ne soit pas perçue comme
une longue période d’absence d’expérience professionnelle dans un CV.
D’autre part, le projet professionnel à long terme peut opportunément guider votre choix de
sujet et l’approche choisie dans votre thèse. Pour une thèse dite « universitaire », privilégiez
les sujets inédits, théoriques, transversaux. Pour une thèse dite « professionnelle », il est plus
pertinent de s’atteler à une question précise, qui a des implications pratiques importantes. La
première pourra être plus longue et devra répondre à des canons universitaires précis, la
seconde sera plus libre dans sa forme, pourra éventuellement être plus courte etc.

Qu’est-ce qu’une thèse en droit ?

La thèse en droit peut se définir de plusieurs manières. Il s’agit tout d’abord d’une étape indispensable pour une formation académique. Il peut aussi tout simplement s’agir de la valorisation d’une expertise dans un domaine spécifique. On parle alors de thèse praticienne ou professionnelle. Dans tous les cas, il doit s’agir d’une oeuvre originale. A la différence du mémoire qui vise souvent à évaluer la capacité de synthèse d’un étudiant, la thèse vise à montrer non seulement la capacité d’analyse de son auteur mais aussi son aptitude créatrice.  Une thèse c’est d’abord avoir un point de vue, une approche novatrice sur une question.

Ensuite, contrairement à l’idée reçue une thèse est avant tout une oeuvre de jeunesse et pas l’oeuvre de toute une vie. Elle marque le point de départ de la vie du chercheur et n’est pas que l’aboutissement de sa recherche à un moment donné. Enfin, une thèse est un document formellement formaté. La plupart des écoles doctorales fournissent en principe les caractéristiques formelles que doivent remplir une thèse (nombre de pages, rubriques, mode de citation, etc.) Il faut donc dès le départ être bien conscient de ces pré-requis.

Comment s’organiser ?

En théorie, la thèse devrait s’achever après 3 ans, à l’issue du contrat doctoral. Néanmoins, le plus souvent, elle se poursuit au-delà et peut durer 5 ans, voire plus. À compter de la 4ème année, le doctorant doit obtenir une dérogation auprès de l’EDDS pour pouvoir se réinscrire. 3 ou 5 ans, cela peut sembler long, le risque est alors de se disperser en reportant systématiquement au lendemain le moment de travailler concrètement sur la thèse. Il faut s’habituer à un nouveau mode de travail, qui n’est plus celui de l’étudiant, mais celui du doctorant.

L’autodiscipline est essentielle. Il faut considérer que la première année est souvent la moins productive d’un point de vue rédactionnel, mais la plus importante du point de vue des recherches. Il faut s’astreindre à faire des recherches et à lire le produit de ses recherches. Ne négligez pas l’attention à porter à la méthodologie de rassemblement et de classement des données de recherche que vous entendez mettre en œuvre (faire des photocopies, des fiches, des tableaux excel de jurisprudence…).

Les méthodes d’organisation

Il existe autant de bonnes méthodes que de doctorants : l’essentiel est de rationaliser un minimum l’organisation de la recherche. Cette première étape permettra ensuite l’élaboration d’un plan. Une fois celui-ci discuté et validé avec le directeur de thèse, vous pourrez débuter la rédaction. Attention au volume de la thèse, essayez d’avoir une idée du nombre de pages du document final, cela pourra vous guider pour la rédaction des différentes parties, titres et chapitres. N’hésitez pas à consulter d’autres thèses, surtout celles pour lesquelles le doctorant désormais docteur a eu une bonne appréciation du jury, pour vous inspirer sur la structure et présentation de la thèse.

Au final, demandez l’avis du directeur de thèse. Vous pourrez élaborer un plan de travail ou plan de recherche, qui vous aidera à avancer de façon structurée. Attention, il ne s’agit que d’un guide très schématique, il est indispensable d’avoir la souplesse d’esprit d’adapter la méthode aux difficultés inhérentes au sujet ainsi qu’à la façon que l’on a personnellement de fonctionner.

L’organisation de la rédaction

Certains préfèrent ainsi rédiger très vite, quitte à revenir en arrière et faire des corrections, d’autres rédigent au fur et à mesure des recherches et ne contactent leur directeur de thèse qu’une fois plusieurs pages rédigées. Certains ne déterminent leur plan final qu’après avoir rédigé plusieurs dizaines de pages sur des problématiques propres au sujet définies au préalable. En tout état de cause, il vaut mieux dès le départ en discuter avec le directeur de thèse afin d’arrêter un cadre de travail et définir les attentes de chacun.

Sauf cas particulier, il faut comprendre que le travail de thèse est rarement un travail en continu. Il y aura de nombreuses interruptions, que ce soit pour préparer et donner des TD, corriger des copies, surveiller des examens, assister à des journées doctorales, des colloques, des conférences, exercer une activité en dehors de l’Université le cas échéant. Tout est alors une question d’équilibre.

Ces activités sont importantes, non seulement parce qu’elles s’intègrent au parcours doctoral et permettent de valider des ECTS, mais aussi parce qu’elles contribuent à la réflexion et la maturité scientifiques. Il ne faut donc pas hésiter à assister à des colloques et conférences en lien direct avec son sujet de thèse et même ceux n’en ayant aucun, d’autant plus que certains sont organisés par les écoles doctorales à destination des doctorants. Il faut donc s’organiser afin de partager son temps efficacement entre ces activités et le travail de thèse.

Qu’est-ce qu’une recherche académique en droit ?

La recherche vise globalement à faire avancer la connaissance. Il est néanmoins difficile de se contenter de définir la recherche en droit comme une recherche portant sur le Droit. Une telle définition ne fait que repousser la question à celle de la définition de ce qu’est le Droit. Il est d’usage d’expliquer à des premières années que le Droit est un ensemble structuré de normes juridiques ayant force obligatoire dans une société donnée, à une époque donnée. Faire une recherche en droit pourrait ainsi se comprendre comme analyser ces normes. Mais comment alors faire la distinction avec d’autres matières, telles que la science politique, voire la sociologie qui peuvent aussi avoir pour objet l’étude de ces normes juridiques. La juridicité d’une norme fait l’objet de nombreux débats dans la doctrine qui montre bien qu’au final le concept de Droit n’est pas aisé à définir.

La soutenance de thèse

Choisir avec le directeur de thèse le jury de thèse et la date de soutenance Selon l’article 19 de l’arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale, le nombre des membres du jury est compris entre 3 et 8. Il est composé au moins pour moitié de personnalités françaises ou étrangères, extérieures à l’école doctorale et à l’établissement d’inscription du candidat et choisies en raison de leur compétence scientifique, sous réserve des dispositions relatives à la cotutelle internationale de thèse. Lorsque plusieurs établissements sont habilités à délivrer conjointement le doctorat, le jury est désigné par les chefs des établissements concernés dans les conditions fixées par la convention qui les lie.

La moitié du jury au moins doit être composée de professeurs ou assimilés au sens des dispositions relatives à la désignation des membres du Conseil national des universités ou d’enseignants de rang équivalent qui ne dépendent pas du ministère chargé de l’enseignement supérieur. Les membres du jury désignent parmi eux un président et, le cas échéant, un rapporteur de soutenance. Le Président doit être un professeur ou assimilé ou un enseignant de rang équivalent au sens de l’alinéa précédent. Le directeur de thèse ne peut être choisi ni comme rapporteur de soutenance, ni comme président du jury.

La soutenance en pratique

En pratique, le jury de thèse est le plus souvent composé de quatre membres au moins, généralement des professeurs mais vous pourrez avec l’aval de votre directeur de thèse choisir une personne ayant une autre profession. Outre le directeur de thèse, seul un membre du jury appartient à la même université que le doctorant. Votre directeur de thèse vous indiquera qui sont les rapporteurs.
Concernant la date de soutenance, vous pourrez choisir avec votre directeur de thèse la période à laquelle vous souhaitez soutenir. La date définitive dépendra des disponibilités des membres de votre jury. Attention aux échéances de CNU, il faut généralement soutenir avant la mi-décembre pour prétendre à la qualification au mois de février suivant.

Les débouchés de la thèse

La plupart des docteurs trouvent un emploi dans le public – recherche ou enseignement ; c’est le grade universitaire généralement nécessaire pour devenir maître de conférences ou chercheur dans un établissement public. Mais les débouchées sont aussi possible et larges dans le domaine privé. Les entreprises appréciant aussi des étudiants très spécialisés dans un domaine. A vous de choisir le bon sujet de thèse qui pourra intéresser une entreprise ou plutôt d’autres chercheurs…
Si ce diplôme est très exceptionnel… cependant un Doctorat n’offre pas automatiquement des postes en entreprises ou en enseignements avec des salaires élevés… l’effort de 3 ans d’études supplémentaires n’est pas assuré d’une reconnaissance dans le salaire en sortie.

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